Collection des plantations forestières
de l’Arboretum Morgan
Selon le Grand Larousse universel, un arboretum est un parc consacré à la culture expérimentale d’arbres, d’arbustes et de plantes herbacées. Il est utilisé dans un but scientifique et éducatif. À l’Arboretum Morgan, chaque arbre ou arbuste est planté avec grand soin dans une zone assez large pour que l’espèce puisse atteindre sa largeur et sa hauteur maximum dans le climat approprié. Pour chaque espèce, on consigne une information détaillée comprenant le nom (genre, espèce, variété, cultivar, etc.), le lieu d’origine, l’endroit et l’année de la plantation.
Le but d’un arboretum comprend la conservation des espèces ex-situ, des dispositions pour lancer des préavis d’alerte en cas de maladies potentielles, des présentations visuelles sur les habitudes de croissance locale de diverses espèces et variétés d’arbres (ce qui est utile lors du choix d’arbres pour des plantations en milieu urbain), ainsi que des informations importantes sur la capacité des arbres à s’adapter à un possible changement climatique.
L’Arboretum Morgan abrite 18 collections différentes d’arbres et d’arbustes provenant du monde entier.
La collection comporte 14 familles botaniques
Ces collections sont décrites sur une carte appelée “Carte Découvertes” que vous pouvez vous procurer au coût de 2$ au Bureau des Pins à l’entrée.
Interesting facts:
- Les collections de l’Arboretum Morgan regroupent environ 330 espèces horticoles, dont 40 sont indigènes.
- Selon le COSEPAC*, 11 espèces dans les collections sont considérées comme étant en péril.
- Au printemps, le Coin Fleuri vaut vraiment le détour lorsque les magnolias, les poiriers et les pommiers sont en pleine floraison.
- Le bouleau à papier (Betula papyrifera) est l’une des rares espèces d’arbres qui pousse naturellement dans toutes les provinces et les territoires du Canada. Le sentier des bouleaux du Canada et le sentier des premiers ministres regroupent des bouleaux à papier qui proviennent de tout le Canada et qui ont été plantés en 1967.
* Le COSEPAC est le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada regroupant des experts qui évaluent et désignent les espèces sauvages en danger de disparition au Canada.
Pour plus d’information, visitez leur site Web à http://www.cosewic.gc.ca
Les arbres font plus qu’enjoliver le paysage.
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Dans un environnement naturel, on est porté à sortir dehors et à faire de l’exercice. La recherche a démontré qu’il existe une corrélation entre la présence d’espaces verts dans une communauté et le niveau moyen d’activité physique chez les résidents du voisinage. Puisque l’activité physique prévient l’obésité, elle peut réduire l’occurrence des problèmes de santé qui y sont associés comme les maladies cardiaques et le diabète.
Georgia Forest Commission. Tree Benefits. http://www.gfc.state.ga.us/CommunityForests/TreeBenefits.cfm (accèdé le 14 mars 2009)
- On sait que l’activité physique autant que le grand air, contribue à une bonne santé physique et mentale. Lors d’une étude britannique récente, on a demandé à des volontaires de faire de l’exercice tout en regardant divers paysages. Les chercheurs ont trouvé que les effets positifs de l’exercice sur la pression sanguine, une mesure importante de la santé cardio-vasculaire, étaient significativement supérieurs quand les participants regardaient des paysages ruraux agréables, plus encore qu’en regardant des paysages urbains agréables. Ces résultats semblent indiquer qu’il y a un avantage synergique à s’exercer dans la nature.
Griff M, Peacock J, Pretty J, Sellens M. The mental and physical health outcomes of green exercise. International Journal of Environmental Health Research 2005; 15(5): 319-337
- Une autre étude par les mêmes auteurs, a mesuré les effets de « l’exercice vert » sur deux indicateurs de l’état psychique : l’estime de soi et l’humeur. À travers toute l’Angleterre, plus de 250 participants ont pratiqué des activités variées dans un environnement naturel. Les activités allaient de la pêche, au vélo de montagne en passant par des tâches en lien avec la conservation comme creuser ou débroussailler. Indépendamment du type, de l’intensité et de la durée de l’activité, toutes ont produit des effets positifs significatifs sur la santé mentale.
Griff M, Hine R, Peacock J, Pretty J, Sellens M, South N. Green exercise in the UK countryside: Effects on health and psychological well-being, and implications for policy and planning. Journal of Environmental Planning and Management 2007; 50(2): 211-231
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Dans une étude portant sur les effets de l’environnement sur des enfants atteints du Trouble du déficit de l’attention (TDA), des scientifiques de l’Université de l’Illinois ont observé que la pratique d’activités « vertes » telles que la pêche ou le soccer avait pour effet de diminuer les symptômes du TDA. Ils ont également trouvé que plus le terrain de jeu de l’enfant était « vert », moins ses symptômes étaient prononcés. Ils concluent leur article avec la proposition suivante : « il se pourrait que quelque chose d’aussi simple que d’incorporer de la végétation là où les enfants vivent, apprennent et jouent ait des effets bénéfiques sur leur capacité d’attention ».
Faber Taylor A, Kuo F. E, Sullivan W. C. Coping with ADD: The surprising connection to green play settings. Environment and Behavior 2001; 33: 54-77.
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En comparant les données médicales sur la mortalité de centaines de milliers de personnes, des chercheurs écossais ont démontré que les gens qui vivent dans les régions les plus « vertes » de l’Angleterre sont moins susceptibles de mourir prématurément de maladies cardio-vasculaires ainsi que de toutes les causes de maladies, et ce, peu importe leur niveau de revenu. Ils en viennent à la conclusion que les environnements naturels, qui sont reconnus pour favoriser le bien-être psychologique et l’activité physique, réduisent l’écart dû aux effets des inégalités socio-économiques sur la santé. Si l’écart est réduit de moitié quand on compare les régions les plus « vertes » à celles qui le sont le moins, même un petit espace vert en milieu urbain diminue de façon significative le risque de maladies fatales.
Mitchell R, Popham F. Effect of exposure to natural environment on health inequalities: an observational population study. Lancet 2008; 372: 1655-60.
