Morgan Arboretum - Arboretum Morgan

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Les mammifères de l'Arboretum Morgan

Le territoire de l'Arboretum Morgan est l'un des plus diversifiés sur l'île de Montréal, surtout quand on pense aux mammifères (environ 30 espèces) qui y habitent. Selon la saison et l'heure du jour, un observateur perspicace pourra y observer un assez grand nombre de mammifères, ou au moins y trouver les traces de leur présence.

Insectivores

  • musaraigne commune – Sorex cinereus
  • musaraigne fuligineuse – Sorex fumeus
  • grande musaraigne – Blarina brevicauda
  • condylure étoilé – Condylura cristata

Les musaraignes sont des animaux de petite taille mesurant normalement moins de 127 mm (5 po) de longueur, à museau long et pointu, à pattes courtes et à petits yeux. Elles sont toujours actives, même en hiver, quoique leur activité pendant cette saison se déroule principalement sous la surface de la couche isolante de neige. En fait, il est peu probable que l'on puisse observer plus que les traces de leurs petites pattes à cinq doigts dans la neige entre les entrées de leurs terriers.

Le condylure étoilé se reconnaît par son museau rose en forme d'étoile composée de 22 tentacules courtes. Cette taupe creuse son réseau de terriers dans les basses-terres humides et marécageuses où elle se nourrit d'insectes aquatiques.

Chauves-souris

  • chauve-souris à longues oreilles de l'est – Myotis keenii
  • chauve-souris brune – Myotis lucifugus
  • chauve-souris argentée – Lasionycteris noctivagans
  • grande chauve-souris brune – Eptesicus fuscus

Ces espèces de chauves-souris sont insectivores. Dès le crépuscule, elles commencent à chasser leur proie et continuent à voler pendant toute la nuit. Le jour, elles dorment dans leur refuge. Les chauves-souris passent l'hiver dans un gîte d'hibernation. À la tombée de la nuit, levez la tête vers le ciel et vous aurez peut-être la chance de voir leur silhouette.

Lapins

  • lapin à queue blanche – Sylvilagus floridanus

Le lapin à queue blanche, dont le pelage est teinté d'un gris brunâtre, préfère les peuplements de jeunes forêts et les prairies avoisinantes. Comme la plupart des lapins, il est actif entre le crépuscule et l'aube. Il se nourrit de plantes fraîches en été et d'écorce et de ramilles en hiver.

Rongeurs

  • marmotte commune (siffleux) – Marmota monax
  • tamia rayé (suisse) – Tamias striatus
  • écureuil gris de l'est – Sciurus carolinensis
  • écureuil roux – Tamiasciurus hudsonicus
  • grand polatouche – Glaucomys sabrinus

On retrouve souvent la marmotte dans les aires ouvertes et à la lisière des bois. Elle creuse des terriers souterrains complexes et, en hiver, elle en creuse d'autres encore plus profonds afin d'y hiberner jusqu'au printemps.

Le suisse vit dans un réseau de terriers également. En été et à l'automne, le suisse amasse des graines et des noix au sol de la forêt. Ces réserves lui permettent de survivre pendant l'hiver.

L'écureuil gris, l'écureuil roux et le grand polatouche n'hibernent pas. Ils sont actifs toute l'année. Quoique le pelage de l'écureuil gris de l'est soit parfois noir, l'écureuil noir appartient à la même espèce.

L'écureuil roux est très territorial et, avant de le voir, on risque bien d'entendre son cri d'alarme, une série de claquements et de stridulations, qu'il utilise pour éloigner les intrus de ce qu'il considère comme son territoire.

Le grand polatouche est un animal nocturne que l'on retrouve principalement dans les forêts de conifères. Il plane d'un arbre à l'autre grâce à une membrane qui s'étend du poignet à la cheville.

  • souris sylvestre – Peromyscus maniculatus
  • campagnol à dos roux de Grapper – Clethrionomys gapperi
  • campagnol des champs – Microtus pennsylvanicus

Les souris et les campagnols sont essentiellement nocturnes et demeurent actifs pendant toute l'année. La souris sylvestre est un animal tout à fait généraliste. Elle vit dans divers habitats, dans les forêts à feuilles caduques et les forêts de conifères, dans les prés et les prairies et même dans les habitations humaines. Ces petits rongeurs sont difficiles à repérer, mais on peut trouver les traces de leurs pattes à quatre doigts dans la neige.

  • souris sauteuse des champs – Zapus hudsoniussouris
  • sauteuse des bois – Napaeozapus insignis

Les souris sauteuses ont de grandes pattes postérieures et une longue queue. Elles ont des capacité de saut impressionnaites. Plus grandes que les souris régulières, elles peuvent atteindre 254 mm (10 po) de longueur. Les souris sauteuses sont très actives la nuit et elles hibernent pendant l'hiver.

  • Porc-épic – Erethizon dorsatum

Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, le porc-épic ne peut éjecter ses pics. Si un agresseur s'approche assez près de lui, ses pics se détachent facilement et ils pénètrent dans la peau de l'intrus. Le porc-épic n'hiberne pas. Toutefois, il ne s'éloigne pas de son terrier en hiver.

Carnivores

  • coyote – Canis latrans
  • renard roux – Vulpes vulpes

Le coyote vit en petite meute dirigée par un couple dominant qui est le seul à se reproduire. En ce qui a trait à l'alimentation, on peut dire que le coyote est un opportuniste : il se nourrit d'une vaste gamme d'animaux, surtout de lapins, d'écureuils et d'autres petits rongeurs, mais également à l'occasion de cerfs, d'oiseaux, de grenouilles, de poissons, d'insectes et de fruits.

Le renard roux est solitaire et, comme le coyote, il est plutôt omnivore, même s'il privilégie la viande. Le renard roux préfère les prés ouverts, les clairières et l'orée des forêts à la forêt dense.

  • raton laveur (chat sauvage) – Procyon lotor

La chat sauvage est omnivore et il s'adapte très bien à la vie de banlieue où il aime fouiller dans les poubelles (grâce à son habileté manuelle exceptionnelle), ce qui luit vaut sa mauvaise réputation. C'est tout de même un animal intelligent, car il a une grande capacité d'apprentissage et de résolution de problèmes. Normalement solitaires, les ratons laveurs s'associent parfois en bandes, se pelotonnant dans un repaire pour se réchauffer pendant les mois d'hiver, lorsqu'ils entrent dans un état d'hibernation partiel.

  • belette – Mustela nivalis
  • hermine – Mustela erminea
  • vison – Mustela vison
  • pékan– Martes pennanti NOUVEAU!

 

 

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Un pékan croqué sur le vif par un appareil photo à infrarouges (février 2012) (photo : Arboretum Morgan)

 

La belette est un tout petit mammifère carnivore. Elle se nourrit essentiellement de petits rongeurs, mais aussi à l'occasion de reptiles, d'amphibiens, d'oiseaux et d'insectes. Normalement, la belette et l'hermine chassent de petits mammifères fouisseurs terrestres et souvent ils occupent les terriers de leurs proies. Par contre, le vison est mieux adapté à la vie aquatique. Il nage très bien grâce à ses pattes semi-palmées.

Des traces laissées dans la neige au début de 2011 avaient piqué notre curiosité. Nous avons découvert qu’il s’agissait d’un pékan, un carnivore de grande taille. À l’Arboretum, les plus gros carnivores sont respectivement le coyote et le renard roux, puis le pékan. Son habitat se trouve généralement dans les forêts matures, où il se sustente de tout, depuis les insectes jusqu’à la gélinotte huppée et le porc-épic. Vous avez bien lu : le porc-épic! Le pékan étant l’un des seuls animaux capables de s’attaquer avec succès à cet herbivore piquant, il s’est taillé une réputation de bête féroce. Pourtant, il n’est pas féroce ou dangereux pour l’humain. Le pékan est un excellent chasseur. De plus, comme il cherche à éviter tout contact avec les humains, il est très difficile à repérer et à observer.

  • mouffette rayée – Mephitis mephitis

La mouffette rayée n'a guère besoin de présentation. « Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait. » Si vous la voyez, gardez vos distances, car si elle le juge nécessaire, elle peut éjecter son liquide nauséabond à environ 5 mètres (15 pieds). La mouffette est omnivore. Elle mange presque tout ce qu'elle trouve, surtout les insectes. Cet animal nocturne n'hiberne pas. Cependant, elle passe beaucoup de temps en hiver dans un terrier isolé.

Ongulés

  • cerf de Virginie – Odocoileus virginianus

Le cerf de Virginie est habituellement solitaire, mais les jeunes peuvent vivre en hardes de type matriarcal. Il est très timide et de tempérament nerveux. Extrêmement agile, il excelle à la course même dans les forêts les plus denses. Il préfère vivre dans les endroits où il peut se cacher et, pour cette raison, on le retrouve dans les îlots boisés et les lisières des forêts. En hiver, les cerfs piétinent la neige dans les ravages de façon à tracer un réseau de sentiers entre les sites d'alimentation diminuant ainsi les risques de prédation. Suivez les traces de cerf dans la neige le long du nouveau sentier de raquette.

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Voyez ce que les étudiants du cours St. Lawrence Ecosystems ont à dire au sujet des petits mammifères arboricoles (Campus Macdonald de l'Université McGill, Automne 2012, en anglais).

 


 

 

Last Updated: Friday, 15 November 2013 16:45