Morgan Arboretum - Arboretum Morgan

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Chaque année, on voit plus d’espèces d’oiseaux à l’Arboretum que n’importe où ailleurs sur l’île de Montréal.

Lors d’une journée typique de mai 2008, un total de 94 espèces d’oiseaux ont été observées ici simplement en parcourant les sentiers – alors, lesquels verrez-vous?

Au Chalet des Pins près de l’entrée, on peut se procurer une liste de plus de 180 espèces d’oiseaux qui ont été observés ici; cette liste peut aussi être téléchargée ici sous forme de document pdf.

Vous commencez à vous intéresser à l'observation d'oiseaux? Vous trouverez quelques conseils ici ...

L'Arboretum Morgan est une réserve de boisés et de champs de 245 hectares qui appartient à l'Université McGill. Toute l'année, c'est un sanctuaire pour les oiseaux. En été, l'Arboretum est l'un des endroits sur l'île de Montréal où le plus grand nombre d'espèces viennent se reproduire. Au moins une douzaine d'espèces de parulines y nichent.

À la saison froide, l'Arboretum attire les roselins, les becs-croisés, l'occasionnel pic du Nord ainsi que l'autour des palombes. À l'automne, on peut y observer la migration des faucons. Les migrateurs du printemps, spécialement les parulines, y sont nombreux même s'ils sont plus dispersés et difficiles à trouver que dans des lieux de migration tel que Summit Park.

La forêt de l'Arboretum est reconnue pour être l'une des plus diversifiées du Sud-Ouest du Québec pour ses essences et l'une des plus vastes de l'île de Montréal. Elle abrite des espèces nichant en forêt telles que la buse à épaulettes rousses, la chouette rayée, le tangara écarlate, le grand pic, le viréo de Philadelphie et la paruline couronnée.

Au moins quatre espèces de hiboux, soit le grand-duc d'Amérique, la petite nyctale, le petit-duc maculé et la chouette rayée, s'y reproduisent et on a aperçu la chouette cendrée et la chouette de Tengmalm en hiver. Les vastes plantations de conifères attirent plutôt des espèces boréales.

Entrée et premier stationnement

À l'entrée, les champs situés de part et d'autre du chemin des Pins peuvent abriter des alouettes hausse-col, des pipits d'Amérique et des bruants des neiges lorsque la saison s'y prête. Observez les grands arbres pour y trouver perchés une pie-grièche grise, une buse à queue rousse ou un autre rapace. Il y a quelques années, un pic à tête rouge a passé une partie de l'hiver dans le secteur du bassin de la ferme, à la gauche du chemin des Pins. Des hirondelles à front blanc nichent sur le dôme de la tour du radar Doppler.

Passé le chalet d'accueil, le champ à votre gauche, entre les deux stationnements, est un bon endroit pour regarder planer les urubus à tête rouge, éperviers de Cooper, éperviers bruns, faucons émerillons ou faucons pèlerins.

Centre de conservation

Les mangeoires, qui sont entretenues l'automne, l'hiver et le printemps, attirent les espèces qui s'y nourrissent habituellement et, occasionnellement, le roselin pourpré, le tarin des pins, le gros-bec errant et le cardinal à poitrine rose. L'hiver, scrutez les conifères pour y observer des passereaux d'hiver tel que le merle d'Amérique, ou encore des hiboux.

Chemin principal (sentier orange)

Une variété d'oiseaux des bois peuvent être aperçus le long de ce sentier en tout temps de l'année. L'été, on y trouve les espèces se reproduisant en forêt : la paruline bleue et la paruline à gorge noire, la paruline à gorge orangée, la grive solitaire, la grive des bois, la grive fauve, le grimpereau brun, la paruline couronnée, le tyran huppé, le pic maculé et le grand pic. On peut parfois entendre ululer les hiboux ou les voir piquer à travers bois. L'étang au nord-ouest est un endroit particulièrement approprié pour les migrateurs, au printemps et à l'automne.

Coin fleuri

Lorsque vous empruntez le chemin principal (sentier orange) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, le Coin fleuri est la première clairière à votre gauche. Au printemps, allez admirer les arbres fruitiers en fleurs et les jardins et asseyez-vous sur les bancs judicieusement disposés pour admirer les oiseaux, en particulier le durbec des sapins et le jaseur boréal. Des bruants à gorge blanche et des juncos ardoisés passent l'hiver dans les cèdres grâce aux mangeoires installées à proximité. Au printemps, jetez un coup d'œil du côté de l'étang de la carrière : vous y verrez peut-être des canards branchus. Des petits-ducs maculés ont également été aperçus dans ce secteur. Les bois situés entre le Coin fleuri et le chalet Pruche constituent un endroit idéal pour observer des passereaux migrateurs.

Chalet Pruche et plantations de mélèzes

En continuant le long du chemin principal, vous arriverez en vue des plantations de mélèzes et du chalet Pruche, juste derrière. Les grands mélèzes qui bordent le chemin principal abritent souvent une variété de parulines en migration au printemps. Le tohi de l'Est a été aperçu ici et des grands-ducs d'Amérique ont niché dans les mélèzes au nord du chalet Pruche.

L'habitat à la limite du champ situé à l'est du chalet Pruche est un endroit idéal pour observer des passerins indigo.

Champs du goglu et de luzerne

Plus loin le long du chemin principal se trouve le champ du goglu des près qui, comme son nom l'indique, accueille des goglus en période d'accouplement, en été.

Le champ de luzerne est situé à l'est du champ du goglu. L'eau s'y accumule au printemps, attirant des espèces de canards tels que le canard colvert, la sarcelle d'hiver, le canard branchu et l'occasionnel chevalier et autres oiseaux de rivage. Les bruants des prés s'accouplent ici. On peut également apercevoir dans ce secteur l'autour des palombes, le grand corbeau, l'engoulevent d'Amérique ou encore un cerf à queue blanche.

Champ Pullins

Le champ Pullins est un champ en friche où poussent plusieurs arbustes et arbres fruitiers. Il est parcouru d'un sentier intérieur, prolongement du sentier jaune qui forme une boucle de 2 km; deux autres sentiers le longent à partir du chemin principal. Le champ Pullins est accessible par l'une ou l'autre de ces pistes.

On peut parcourir le champ Pullins en tout temps, mais seulement en ski de fond, l'hiver. L'été, les espèces qui s'y accouplent sont le troglodyte familier, le cardinal rouge, le moucherolle des aulnes, les parulines jaune, à flancs marron, noir et blanc, à gorge jaune, le moqueur roux, le tyran tritri et le moqueur chat. La paruline triste a également niché ici.

À l'automne, les arbres fruitiers, les arbustes, les vignes et autres attirent une multitude de merles d'Amérique, de jaseurs des cèdres, de bruants en migration et autres espèces, qui à leur tour servent de pâture aux prédateurs comme le faucon émerillon, l'épervier brun et l'épervier de Cooper. Un bon endroit pour l'observation se trouve au milieu du champ, dans la boucle formée par le sentier jaune.

D'autres espèces ont été aperçues dans le champ Pullins, notamment la gélinotte huppée, le coulicou à bec noir, le pic à dos noir, le gros-bec errant, le moucherolle à côtés olive, le merle-bleu de l'Est, une grande variété d'hirondelles et la bécasse d'Amérique.

Sentier jaune, sentier rouge et plantations de conifères

En hiver, les plantations de conifères situées juste au sud du chemin principal et accessibles par le sentier jaune à partir du premier stationnement sont un endroit idéal pour observer le durbec des sapins, le jaseur boréal, le grimpereau brun, le bec-croisé et le pic du Nord. Le roitelet à couronne dorée, qui se reproduit dans les plantations en été, y passe régulièrement l'hiver tout comme la sittelle à poitrine rousse. Certaines parties des plantations sont également accessibles par le sentier rouge.

Le texte ci-dessus a été rédigé par Betsy Macfarlane, membre du Bird Protection Quebec , qui vient à l'Arboretum presque tous les jours pour y observer les oiseaux.
Traduit par Anne-Marie Pilon

 


 

Voyez ce que les étudiants du cours St. Lawrence Ecosystems ont à dire au sujet de la Corneille d'Amérique et de la Mésange à tête noire (Campus Macdonald de l'Université McGill, Automne 2012, en anglais).

 


 

Last Updated: Thursday, 08 September 2016 13:18